Zoé Pellicier

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Qui es-tu ? Peux-tu te présenter en quelques lignes : ton parcours, ce qui t’anime, et le projet que tu développes actuellement ?

Je m’appelle Zoé Pellicier, j’ai 26 ans, je suis monitrice de ski et diplômée d’un master en entrepreneuriat et développement durable à l’ESCP Berlin.
J’ai fondé 3e Manche il y a trois ans, à partir d’un refus simple mais profond : je ne voulais pas jeter mon ancienne tenue de monitrice. J’étais convaincue que ces matières techniques et professionnelles méritaient une deuxième vie aussi belle que la première.

Aujourd’hui, on transforme ces tenues et matériaux pro en accessoires uniques et performants- 100% Made in Savoie, fabriqués avec des couturières indépendantes et des ateliers de réinsertion. Le désassemblage des tenues, lui, se fait en prison, pour contribuer concrètement à la réinsertion professionnelle des détenus.

 

Ce que tu construis. Sur quoi travailles-tu concrètement en ce moment ? Quelle est la mission de ton projet et ce que tu cherches à construire à court ou moyen terme ?

La mission de 3e Manche est claire : rendre l’industrie des sports d’hiver circulaire. Montrer qu’une autre façon de faire et de consommer, est non seulement possible, mais nécessaire à la protection de l’environnement montagnard.

Au-delà des produits, ce qu’on cherche à construire, c’est un véritable mouvement au sein de l’écosystème montagnard. Une marque jeune, reconnaissable au premier regard, qui donne envie de repenser sa relation à la montagne et à ce qu’on y porte.

À moyen terme, l’objectif est d’ouvrir un local commercial à Annecy : un concept store autour de l’upcycling et de la montagne, avec des ateliers, de la vente et des animations. Un lieu de vie autant qu’un lieu de vente.

 

Ton défi actuel. Quelle est ta plus grande difficulté aujourd’hui ? Un enjeu, un blocage ou une question à laquelle tu es confronté(e) dans le développement de ton projet.

Mon plus grand défi aujourd’hui, c’est le développement de partenariats BtoB avec des marques bien implantées sur le territoire, que ce soit pour des collections upcyclées co-créées ou des ateliers organisés ensemble. Convaincre des acteurs établis de s’engager dans cette démarche, ça prend du temps, et c’est un travail de longue haleine.

À plus court terme, il y a un enjeu très concret : structurer la chaîne logistique. Cela passe par la recherche de locaux dans le bassin chambérien ou annécien, accessibles financièrement pour centraliser et fluidifier toute l’organisation.

Enfin, je suis activement à la recherche de mentorat, notamment auprès d’experts en finance, en stratégie commerciale et en croissance. J’ai la vision, l’énergie et le terrain, ce qui me manque parfois, c’est le recul et l’expérience de ceux qui ont déjà construit quelque chose.

 

Ouvrir la rencontre. Comment les participants des Sommets peuvent-ils t’aider concrètement ? Types de profils recherchés, conseils, connexions, retours d’expérience…

Ce dont j’ai concrètement besoin, c’est avant tout de connexions avec des marques : sport, outdoor, montagne…qui disposent de tenues techniques en fin de vie et qui cherchent à leur donner un second souffle. Si vous connaissez des acteurs de cet univers, une simple introduction peut tout changer.

Je suis aussi à la recherche de mentors avec une vraie expérience terrain en finance, stratégie commerciale ou croissance. Pas forcément quelqu’un qui connaît l’upcycling, plutôt quelqu’un qui a déjà construit, scalé, traversé les zones de turbulences. Quelqu’un à qui je peux poser de vraies questions.

Et si vous avez simplement un retour, une connexion, ou même juste une idée, je suis preneuse.

 

Pour te retrouver. Où peut-on te suivre ou en savoir plus sur ton projet ?